UMR 8135 CNRS - INaLCO

Autres contrats

1) Contrat IDEX du PRES Sorbonne Paris Cité

BantuTyp : Création d'une base empirique pour la typologie aréale des langues bantu du nord-ouest

Responsable : Mark Van de Velde

Le projet BantuTyp est un projet de recherche financé par le PRES Sorbonne Paris Cité, qui a démarré fin 2013. Le but principal du projet est la création d’analyses grammaticales englobantes et vérifiables de trois langues bantu du nord-ouest : le myènè (langue gabonaise du groupe B10), une langue du groupe A90 parlée au Cameroun et une langue du groupe A30, parlée soit au Cameroun, soit en Guinée Equatoriale.
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2) Contrat PRASAC

Valorisation des résultats des recherches du PRASAC pour le développement et la formation

Responsable : Henry Tourneux

Durée : 3 ans (1er janvier 2012 - 31 décembre 2014)

Financement PRASAC : 14 500 euros/an

Collaborations camerounaises : Boubakary Abdoulaye et Hadidja Konaï, assistants de recherche à l’Université de Maroua, et les chercheurs de l'IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement)

Le projet vise à valoriser dix ans de recherches agronomiques dans la zone de savanes de l’Afrique centrale (Tchad, Cameroun, Centrafrique). Le projet est financé par le Pôle régional de Recherche Appliquée au développement des Systèmes Agricoles d'Afrique Centrale (PRASAC). Il s’agit de rendre accessible au paysan de base la soixantaine de fiches techniques élaborées au cours des dix ans précédents par des chercheurs du Nord (CIRAD notamment) et du Sud. Ces fiches doivent d’abord être reformulées dans un français abordable par des personnes peu scolarisées en français, puis adaptées dans trois grandes langues véhiculaires d’Afrique centrale (fulfulde, ngambay, sango). Les deux premières années du projet sont consacrées à la reformulation en français et à l’adaptation en fulfulde. Parallèlement, un manuel en français sera mis au point qui pourrait servir dans les écoles d’agriculture de la région. Cela exige que des compléments soient apportés par rapport aux fiches déjà existantes.

3) Contrat Pôle Compétitivité

Contrat Pôle de Compétitivité CAP DIGITAL - Projet du 6ème appel à projets du "Fonds interministériel de soutien aux projets de recherche et développement collaboratifs des pôles de compétitivité".
Contrat SAMAR : Station d’Analyse Multimédia en langue Arabe

Coordinateur : Temis. Resp. Llacan F. Debili

Durée : 3 ans (1er octobre 2009 – 1er octobre 2012)

Budget pour le LLACAN : 270 k€.

Partenaires : AFP, ANTIDOT, CNRS-LLACAN, CNRS-LIMSI, GREYC, INALCO, MONDECA, NUXEO, TEMIS, VECSYS, VECSYS RESEARCH.

La participation du Llacan porte sur la réalisation de programmes d'analyse et d'annotation morpho-grammaticale interactive de l'arabe, sur l'annotation effective - voyellation, lemmatisation, étiquetage grammatical - de corpus arabes (Le monde diplomatique en arabe, les dépêches de l'AFP en arabe), et sur la translittération des noms propres du français à l'arabe, et inversement.
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4) Contrat Agence française de développement (AFD)

Réforme des curricula de l’enseignement de base en Afrique occidentale et centrale

Responsable : Henry Tourneux

Durée : 6 mois en 2010 (mars-août) + 6 mois en 2011 (février-juillet)

L’AFD a développé un projet pour l’enseignement de base dans l’Afrique francophone occidentale et centrale, projet intitulé ELAN-Afrique (Enseignement en langues nationales). Les participants en sont principalement des pédagogues, qui n’ont pas de compétence particulière dans le domaine des langues. Face à cette situation, H. Tourneux et D. Vellard ont proposé à l’AFD d’y ajouter un module spécifiquement axé sur la question des langues et de leur utilisation, H. Tourneux pour les savoirs sur le milieu naturel et les travaux agricoles, D. Vellard pour les savoirs mathématiques. Le projet vise à promouvoir l’insertion de savoirs locaux en bilingue (langue officielle/langue locale) dans les curricula de l’enseignement de base. L’option que retiennent généralement les linguistes des États africains, qui consiste à vouloir traduire en langues locales les manuels d’enseignement général, débouche sur une impasse et contribue à couper encore davantage l’école de la vie. L’objectif final est de proposer que les enseignements officiels actuels continuent à être dispensés en français et en anglais (pour le Cameroun notamment), tandis que certaines langues locales serviraient à dispenser des savoirs locaux (qui voient leur transmission gravement mise en danger par les bouleversements sociaux actuels).

Méthodologie :
Après avoir démontré l’inutilité de réaliser des traductions de manuels d’enseignement général, une méthodologie qui permet de construire un discours scientifique à partir des discours et des pratiques locales a été mise au point. La procédure part d’une étude de la bibliographie existante, souvent plus riche qu’on ne l’imagine (études d’anthropologues, d’agronomes, de spécialistes du milieu naturel, etc.), complétée par des enquêtes de terrain (interviews en langues locales, observations en direct de la mise en œuvre des savoirs, enregistrements vidéo...). Les interviews, transcrites et traduites, corrigées par les résultats de l’observation directe, et confrontées aux savoirs scientifiques, donnent la matière à la rédaction des textes finaux, que l’on présente en bilingue (langue africaine / langue française).

Résultats :
Les résultats (partie concernant le LLACAN) ont été exposés dans l’ouvrage suivant : Tourneux, Henry, avec la collaboration de B. Abdoulaye et H. Konaï. 2011. La transmission des savoirs en Afrique : Savoirs locaux et langues locales pour l’enseignement. Paris : Karthala, accompagné d’un DVD avec deux documentaires vidéo bilingues (Le sorgho de saison sèche au Cameroun et La boule de sorgho).

5) Projet IFRA - Nigeria

Naija Project

Responsables : Bernard Caron & Francis Egbokhare (University of Ibadan)

Durée : 2009-2013

Le Pidgin est parlé par plus de 50 millions de locuteurs sur l’ensemble du territoire du Nigeria, dans ses multiples variétés qui vont de la langue véhiculaire qu’est le ‘broken English’ aux formes les plus élaborées et les plus complexes que sont celles développées par les standup comedians, les journalistes radio et les étudiants. Il y a intercompréhension entre le pidgin du Nigeria ceux du Cameroun, du Ghana et de la Sierra Leone. De ce fait, il possède un gros potentiel en tant que langue de commerce et d’intégration régionale et pourrait être utile dans le contexte actuel de la globalisation et de l’intégration. Malgré ce gros potentiel social et politique, elle souffre d’un déficit de reconnaissance qui handicape son rôle d’unificateur linguistique de la nation nigériane, et il n’existe aucune étude d’envergure de cette langue.

Ce projet, codirigé par B. Caron et le Professeur Egbokhare de l’Université d’Ibadan, comporte trois volets : un dictionnaire, une grammaire et une méthode d’apprentissage. Il donnera lieu à la constitution d’un corpus informatisé mis en ligne sous forme de fichiers audio transcrits et glosés, selon une méthodologie mise en place par le projet CORPAFROAS financé par l’ANR
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