Les parlers Myènè

Nkomi

La variété du nkomi est parlée autour de la lagune de Fernan Vaz. Notre documentation de cette variété comprend notamment un enreigistrement de l’épopée d’Oreniga, narrée par Antoinette Omanda durant toute la nuit du 25 au 26 juillet 2010. Ogoula, le frère aîné d’Oréniga est riche, mais célibataire. Dans cette région, il est inconvenant qu’un homme puisse rester célibataire, surtout si on a réussi matériellement. Pour que son frère ne devienne pas la risée de tout le pays, Oréniga va lui chercher une épouse. Il quitte donc le littoral pour la région forestière pour épouser Ngwanga, une jeune femme dont la renommée de sa beauté a parcouru tout le pays. Mais pour épouser Ngwanga, le père de cette dernière pose des conditions draconiennes, de telle sorte que tous les prétendants ont échoué. Mais avec l’aide des siens, Oréniga va relever avec courage le défi et triompher de toutes les épreuves qui lui sont imposées.
Georgina Omanda (gauche) et Odette Ambouroue

Adyumba

L’adjumba est parlé par un nombre très restreint de locuteurs âgés aux alentours de la ville de Lambaréné. Les membres plus jeunes de la communauté adjumba ont adopté la variété galwa ou le français, selon leur âge.
Enenga

Enenga

De tous les parlers myènè, l’enenga est le plus sévèrement en danger de disparition. Malgré de multiples affirmations selon lesquelles l’enenga aurait disparu depuis quelques décennies, nous avons pu identifier une locutrice de cette variété, à savoir Marie-Françoise Essongue. Jusqu’en 2010 son mari et elle étaient les derniers habitants du village de Simati dans le lac Zile, qu’ils ont entretemps quitté. Les membres plus âgés de la communauté enenga ont typiquement adopté le parler galwa comme langue maternelle. Les jeunes parlent surtout le français.
Galwa

Galwa

La plupart de notre documentation du parler galwa a été faite dans la communauté enenga, qui est principalement passée au galwa. Nous avons également documenté les compétences linguistiques de quelques enfants et adolescents de la communauté galwa. Les plus jeunes comprennent le galwa, mais sont incapables de répondre dans cette langue (ils répondent en français), alors que les adolescents arrivent à parler avec difficulté. Leur production du galwa est marquée, entre autres choses, par une dégradation du système de l’accord en classe nominale.
Mpongwe

Mpongwe

La variété mpongwe est traditionellement parlée à Libreville, la capitale gabonaise, et ses alentours. Nous n’avons pas encore entamé la documentation du mpongwe, mais nous le ferons dans l’avenir proche.
Orungu

Orungu

La variété orungu est parlée à la ville de Port Gentil et alentours. Puisque l’orungu est la langue maternelle de deux membres de notre projet, l’orungu est notre variété de référence.