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Les parlers du Croissant : une aire de contact entre oc et oïl

(Porteur : Nicolas Quint, rattachement principal : Axe 3 - LC)

Interaction avec d’autres axes du Labex : Axe 6 (ressources langagières et en particulier traitement de corpus), Axe 7 (méthodes expérimentales et épistémologie), liens également possibles avec Axe 1 (Complexité phonétique et phonologique) et Axe 4 (Représentation et traitement du langage dans une perspective lifespan).

Contexte

La zone linguistique dite du Croissant (Brun-Trigaud 1990) correspond à toute la frange nord du Massif Central, autour de laquelle elle dessine sur les cartes une demi-lune (d'où le terme de 'Croissant', forgé par Ronjat en 1913). Les parlers qu'on y pratique traditionnellement et dont la grande majorité des locuteurs a désormais plus de 70 ans présentent simultanément des caractéristiques typiques du français (et de ses variétés locales: poitevin-saintongeais, berrichon...) et de l'occitan (limousin à l'Ouest et auvergnat à l'Est : on désigne couramment les parlers du Croissant du côté limousin du Croissant par le nom de marchois et ceux du côté auvergnat par le nom de bourbonnais.)

Aujourd'hui encore, l'aire du Croissant constitue un véritable «trou noir» des études dialectologiques en France métropolitaine. En effet, les spécialistes du domaine d’oïl comme ceux du domaine d’oc ont souvent négligé le Croissant, chaque communauté scientifique et linguistique considérant que les parlers du Croissant présentaient trop d'interférences venues de «l'autre côté» pour être considérés comme des dialectes français ou occitans à proprement parler. Pourtant, les parlers du Croissant sont encore vivants de nos jours et pratiqués au quotidien par une partie significative (probablement de l'ordre de 5 à 10% (Vignaud & Manville 2007)) de la population des zones concernées. De plus, si on évite de se restreindre à la dichotomie français-occitan (ou oc/oïl) et la recherche d’une frontière hypothétique (Tourtoulon & Bringuier 1876), les parlers du Croissant présentent trois enjeux scientifiques fondamentaux :

  • Un enjeu documentaire : ces parlers restent dans l’ensemble très peu étudiés et, étant donné l’âge de ceux qui les pratiquent encore et la quasi-absence de témoignages écrits, leur étude et leur description (prenant en compte tous les aspects de la langue : phonétique, phonologie, morphologie, syntaxe, lexique, sémantique…) revêtent un caractère d’urgence. Ce projet ambitionne d’appliquer les standards de la documentation linguistique élaborée depuis quelques années en linguistique de terrain (constitution de corpus pérennes, équilibrés entre différents genres, liant enregistrements, transcriptions et analyses) au domaine gallo-roman et ambitionne donc de moderniser les pratiques méthodologiques en linguistique gallo-romane.
  • Un enjeu en linguistique romane : les parlers du Croissant sont des systèmes linguistiques distincts de ceux des deux grands diasystèmes (oïl et oc) qui les encadrent. Le statut de ces systèmes linguistiques doit être précisé, et on doit s'attacher en particulier à faire la part des phénomènes dus au contact entre variétés d’oc et d’oïl et de ceux liés à une dynamique locale propre à la zone du Croissant.
  • Enfin, les parlers du Croissant constituent un terrain particulièrement intéressant pour la modélisation des phénomènes de contact linguistique. En effet, comme nous l’avons indiqué, ces parlers sont pratiqués à la limite des deux principaux diasystèmes(français et occitan) (en toute rigueur, il faut aussi mentionner un troisième ensemble de parlers romans, le franco-provençal, dont l’aire linguistique jouxte les parlers de l’extrême-est du Croissant (Escoffier 1958a et b)) qui se rencontrent au niveau de la bordure du Massif Central. De ce fait les parlers du Croissant s’inscrivent dans une zone de contact, à la fois (1) entre domaine d’oc et domaine d’oïl (d’un point de vue macroscopique), mais aussi (2) entre les variétés constituantes de ces deux domaines : limousin, auvergnat, berrichon, poitevin-saintongeais etc. (d’un point de vue plus local) et enfin (3) entre français standard, variétés régionalisées de français et parlers romans traditionnels dans la pratique contemporaine. De ce fait, de nombreuses influences s’entrecroisent dans les systèmes linguistiques (Brun-Trigaud 2010) attestés sur le terrain : (ex. 1) l’infinitif du parler de Saint-Priest-la-Feuille est chantar /ʃã’tɑ:/ ‘chanter’ (Nord-Est de la Creuse = Ouest du Croissant), où l’on rencontre simultanément une attaque palatalisée en /ʃ/ typique des parlers d’oïl (les parlers d’oc septentrionaux ont quant à eux des attaques en /tʃ/ ou /ts/ pour l’item correspondant) et une désinence infinitive comportant une voyelle basse, typique des parlers d’oc (et plus généralement des langues romanes autres que le français ; (ex. 2) dans de nombreux parlers du Croissant limousin (Marche), la morphologie du pronom neutre (Léonard & Petrovic 2015) inclut des formes toniques de type occitan (/ko, ka/ 'ça, cela') et des formes atones de type poitevin (/u/ 'il, ce' (sujet préverbal)) ; (ex. 3) au niveau de la flexion verbale, les marques de sujet sont généralement syncrétiques (Hinzelin 2011 ; Quint 1996) : c'est la combinaison d'une désinence verbale et d'un pronom clitique qui permet d'identifier le sujet : gartempaud /i 'tsãtə/ 'je chante' vs. /i tsã'tã/ 'nous chantons' (seule la désinence verbale permet d'identifier le sujet) et /tə tsã'tɑ:/ 'tu chantes' vs. /o tsã'tɑ:/ 'vous chantez' (seul le pronom clitique permet d'identifier le sujet). Ce marquage du sujet au moyen de deux séries de marques constitue un type intermédiaire entre l'occitan (majoritairement pro-drop) et le français (où l'identification du sujet se fait principalement au moyen de pronoms clitiques). Le statut des variétés du Croissant doit donc être précisé : selon l’approche explicative privilégiée, on peut parler de langues mixtes, d’un diasystème distinct, ou d’une zone de transition aux propriétés spécifiques. La zone du Croissant est donc un véritable laboratoire pour l’étude de phénomènes de contact. Cette situation de contact est singulière du fait qu’elle offre une importante profondeur diachronique et une situation sociolinguistique complexe. Son étude pourrait contribuer significativement à la théorie du contact entre langues apparentées et à la typologie des situations de contact (Winford 2003 ; Ross 2007), comme l’ambitionne ce projet.

En outre, d’un point de vue cognitif et du développement langagier, la totalité des locuteurs du Croissant sont au moins bilingues et pratiquent tous au quotidien le français (régional et/ou standard) et leur parler natif. Or, à ce jour, il n’y a jamais eu d’étude psycholinguistique ou expérimentale sur les effets du bilinguisme dans la zone du Croissant (de telles approches restent de toute façon exceptionnelles dans le domaine gallo-roman), où coexistent des variétés linguistiques typologiquement proches (français et parlers du Croissant) mais dont les systèmes sont néanmoins assez nettement distincts pour être caractérisés séparément (cf. ci-dessous).

Depuis quelques années, il existe un intérêt de plus en plus vif au niveau local d'une partie des populations (locutrices ou non) de la zone du Croissant pour les parlers locaux et les associations de locuteurs sollicitent la collaboration de linguistes : ainsi, en 2013, et 2014, se sont tenues à Crozant puis à La Souterraine (Creuse) deux premières réunions de travail impliquant des linguistes (dont Nicolas Quint et Guylaine Brun-Trigaud) et des locuteurs afin d’organiser l’étude et la description des parlers concernés. Aussi le présent projet pourra-t-il s’appuyer sur cette dynamique qui a déjà permis d’identifier de nombreux informateurs.

Etat de l’art

À ce jour, les études consacrées aux parlers du Croissant restent peu nombreuses. L'existence du Croissant est mentionnée dans les ouvrages et articles généraux sur l'occitan (Bec 1995 ; Ronjat 1930-1941), sur les variétés nord-occitanes (bordure sud du Croissant : Chambon & Olivier 2000) ou sur les parlers d'oïl du centre de la France (bordure nord du Croissant : Jagueneau 1987, Dahmen 1985).

Quelques thèses ont été consacrées à la zone du Croissant : Escoffier (1958a) a décrit une variété de l'Est du Croissant ; Brun-Trigaud (1990) a synthétisé la problématique scientifique constituée par le Croissant et, plus récemment, Mietzke (2000) a appliqué des méthodes de microdialectologie à une partie du Croissant creusois ; enfin Tillinger (2013) a élaboré des isoglosses à partir des matériaux disponibles dans les atlas linguistiques (lesquels n'ont qu'assez peu de points pris dans la zone du Croissant : cf. Dubuisson 1971-1982, Gilliéron et Edmont 1903-1910 ; Potte 1975-1992).

Les monographies consacrées à ces parlers restent rares (Bonin 1981 ; Brun-Trigaud 1993 ; Quint 1991 ; 1996) et elles datent déjà. Certains linguistes ont aussi souligné l'intérêt typologique des parlers du Croissant (Hinzelin 2011 à propos de la morphologie verbale).

Dans l'ensemble toutefois, ces études restent parcellaires et fondées sur des données limitées, recueillies de façon traditionnelle (peu d'enregistrements, peu de relevés complets des systèmes phonologiques ou morphologiques des différents parlers représentés, aucune étude fondée sur des appareillages expérimentaux modernes).

But et méthodologie

Le but général est d’une part de documenter de façon rigoureuse la situation linguistique et sociolinguistique du Croissant pour constituer une documentation de référence ; d’autre part de contribuer à l’histoire du domaine gallo-roman par l’étude approfondie de plusieurs systèmes linguistiques dans le Croissant, et enfin de contribuer aux théories du contact par l’étude des phénomènes de contact à différentes échelles dans cette zone. Les principales lignes d’approche seront :

  1. la description de quatre dialectes au moyen d’études de terrain réalisées in situ et visant à produire des grammaires de référence. Quatre monographie devraient être produites par les linguistes descripteurs impliqués dans le projet (Sylvain Loiseau, Stefano Manfredi, Marijana Petrovic, Nicolas Quint). D’autres chercheurs travailleront spécifiquement sur les faits morphologique (Marc-Olivier Hinzelin) et sémantique (Heather Burnett).
  2. le renseignement d’un questionnaire dialectal à élaborer (combinant des traits phonético-phonologiques, morpho-syntaxiques et lexicaux et fondé sur l’expérience de ceux qui ont déjà travaillé dans la zone – en particulier Guylaine Brun-Trigaud, Nicolas Quint & Stephan Mietzke) dans un maximum de variétés différentes de parlers du Croissant afin de pouvoir fournir une base de comparaison standard entre lesdits parlers et de modéliser la variation observée (en particulier sous forme de cartes, avec la collaboration de Jérôme Picard et de Guylaine Brun-Trigaud (Brun-Trigaud, Le Berre Yves & Le Dû 2005). Alors que les quatre grammaires descriptives fourniront une analyse « en profondeur », permettant d’analyser l’effet du contact sur les systèmes linguistiques, ce questionnaire permettra de faire une analyse des dynamiques de diffusion à l’échelle du Croissant. Dans le domaine phonético-phonologique, à partir des travaux de Jean-Christophe Dourdet et de Rafèu Sichel-Bazin sur des zones occitanes (limousines) limitrophes du Croissant, on s'appliquera aussi à élaborer des processus expérimentaux (mesures acoustiques, tests, caractérisation des courbes prosodiques) permettant de mettre en valeur les particularités des parlers du Croissant par rapport à d'autres parlers gallo-romans déjà étudiés avec des paradigmes comparables.
  3. la prise en compte de parlers limitrophes de la zone du Croissant, en particulier les variétés de berrichon et de poitevin-saintongeais (Jean-Léo Léonard) qui jouxtent l’aire du Croissant, afin de se rendre compte si certains des phénomènes observés dans le Croissant se retrouvent dans les aires linguistiques adjacentes.
  4. la constitution de corpus oraux selon les standards du domaine de la documentation linguistique (Himmelman 1998) en coopération avec l’Axe 6 afin de rendre plus aisément accessible les corpus recueillis. Les données recueillies feront l’objet d’expériences de traitement automatique (pour l’extraction systématique des données et l’assistance à la transcription, afin d’augmenter les capacités de traitement) grâce à la collaboration de Gilles Adda (LIMSI) et Philippe Boula de Mareuil (LIMSI). Ainsi, pour les variétés du Croissant où il existe encore un certain nombre de locuteurs utilisant leur parler au quotidien, on s'attachera à constituer des corpus conséquents (idéalement plusieurs dizaines d'heures) et à expérimenter des systèmes de transcription automatique à partir de traductions/transcriptions partielles d'une partie des données recueillies.
  5. la mise au point de processus expérimentaux psycholinguistiques permettant d'obtenir des mesures concrètes du bilinguisme français-parler local dans la zone du Croissant (et de pouvoir comparer le profil de ce type de bilinguisme à celui observé pour d'autres populations déjà étudiées). Les tests seront mis au point avec les psycholinguistes de l'équipe (Judit Gervain et Barbara Hemforth). Les tests psycholinguistiques consisteront notamment à évaluer (i) l’« avantage du bilinguisme » (Bialystok, 2007), d’une part, et (ii) les effets de la prosodie et de la structure phonologique des deux langues sur la perception auditive et sur les biais perceptifs comme le groupement prosodique (Gervain & Werker, 2013; Nespor et al., 2008), d’autre part. La première de ces deux questions concerne le bilinguisme et son impact cognitif général. La deuxième est spécifique aux différences phonologiques et prosodiques entre le français et les parlers locaux du Croissant. Les expériences psycholinguistiques portant sur cette deuxième question s’appuieront sur le volet phonético-phonologique du projet (voir point 2 ci-dessus). Les expériences psycholinguistiques (développées en collaboration avec l'Axe 7) seront pilotées par un ordinateur portable et seront donc facilement réalisable au domicile des participants (locuteurs volontaires) ou à d’autres endroits disponible pour les passations. Les tests consisteront à des tâches de discrimination et de préférence entre des séquences sonores linguistiques aussi bien que non-linguistiques, p. ex. des tons purs (tâches à choix forcé, Gervain et al. 2013). Dans cette ligne d'approche et dans la mesure du possible, on prendra aussi en compte les phénomènes d'alternance codique (entre français et parler local) dans le discours des locuteurs.

Programme de travail

Année Tâches
2016 - Répartition villages à enquêter pour les descripteurs
- Mise au point questionnaires dialectologique
- Mise au point protocoles psycholinguistiques
- Mise au point protocoles acoustique/prosodie
- Configuration d'une base de données informatisée et d'une interface dédiée permettant de faire des recherches croisées sur différents traits linguistiques
2017-2018 - Enquêtes de terrain
- Expérimentations
- Développement de la base de données
2019 - Publication des 1res monographies et des résultats expérimentaux disponibles
- Mise en ligne de corpus oraux
- Mise en ligne des cartes dialectologiques élaborées et données comparatives
- Conférence sur les parlers du Croissant
2020 - Publication d'un volume de référence sur les parlers du Croissant intégrant les différents champs d'étude pris en compte

 

La coordination des travaux des différents participants sera assurée par des réunions régulières (3/an).

Bibliographie/références

  • BEC Pierre (1995 [1963]) La langue occitane, coll. Que sais-je? n° 1059, Paris: Presses Universitaires de France.
  • BIALYSTOK, E. (2007). Cognitive effects of bilingualism: How linguistic experience leads to cognitive change. International Journal of Bilingual Education and Bilingualism, 10(3), 210–223.
  • BONIN Marcel (1981) Le patois de Langy et de la Forterre (région de Varennes-sur-Allier), Cagnes sur Mer: Cahiers Bourbonnais
  • BONIN Marcel (1984) Dictionnaire général des patois bourbonnais, Moulins: Pottier
  • BRUN-TRIGAUD Guylaine (1990) Le Croissant: le concept et le mot. Contribution à l’histoire de la dialectologie française au XIXe siècle [thèse], coll. Série dialectologie, Lyon: Centre d’Études Linguistiques Jacques Goudet.
  • BRUN-TRIGAUD Guylaine, LE BERRE Yves et LE DÛ Jean (2005), Lectures de l'atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont, Du temps dans l'espace. Paris : CTHS.
  • BRUN-TRIGAUD Guylaine (1993). Le parler de Lourdoueix-Saint-Michel (Indre). (Lexique). Guéret : Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse.
  • BRUN-TRIGAUD Guylaine (2010). Les parlers marchois : un carrefour linguistique. Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon, édité par Christophe MATHO, 36-39. Romorantin : Editions CPE.
  • CHAMBON Jean-Pierre, & OLIVIER Philippe (2000) “L’histoire linguistique de l’Auvergne et du Velay: notes pour une synthèse provisoire”, Travaux de linguistique et de philologie 38: 83-153
  • DAHMEN Wolfgang (1985) Étude de la situation dialectale dans le Centre de la France: un exposé basé sur l’‘Atlas linguistique et ethnographique du Centre’, Paris: CNRS [1re éd. en allemand, 1983, Studien zur dialektalen Situation Zentralfrankreichs: eine Darstellung anhand des ‘Atlas linguistique et ethnographique du Centre’, coll. Romania Occidentalis vol. 11, Gerbrunn bei Würzburg: Wissenschaftlicher Verlag A. Lehmann]
  • DOURDET Jean-Christophe (2011) L'atypicité accentuelle de l'espace linguistique occitan limousin : description et modélisation [thèse soutenue à l'Université de Poitiers].
  • DUBUISSON Pierrette (1971-1982), Atlas Linguistique et ethnographique du Centre, Paris : Editions du CNRS.
  • ESCOFFIER Simone (1958a) La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier: limites phonétiques et morphologiques [thèse], Mâcon: impr. Protat [éd. identique de la même année: coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon-vol. 11, Paris: Les Belles Lettres]
  • ESCOFFIER Simone (1958b) Remarques sur le lexique d’une zone marginale aux confins de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du francoprovençal, coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon-vol. 12, Paris: Les Belles Lettres.
  • GERVAIN, J., & WERKER, J. F. (2013). Prosody cues word order in 7-month-old bilingual infants. Nature Communications, 4, 1490.
  • GERVAIN, J., SEBASTIAN-GALLES, N., DIAZ, B., MAZUKA, R., YAMANE, N., LAKA, I., NESPOR, M., MEHLER, J. 2013. “Word frequency cues word order in adults: cross-linguistic evidence”. Frontiers in Psychology, 4:689.
  • GILLIERON, Jules & EDMONT, Edmond (1903-1910) Atlas linguistique de la France, Paris : Champion.
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  • JAGUENEAU Liliane (1987) Structuration de l’espace linguistique entre Loire et Gironde: analyse dialectométrique des données phonétiques de l’‘Atlas linguistique et ethnographique de l’Ouest’ [thèse], Toulouse: Université de Toulouse-Le Mirail.
  • LEONARD, Jean Léo (2012), Eléments de dialectologie générale, Paris : Michel Houdiard.
  • LEONARD, Jean Léo (2014) [éd.], Morphologie flexionnelle et dialectologie romane : typologie(s) et modélisation(s), Mémoires de la Société de Linguistique de Paris, n° 22, Louvain : Peeters.
  • LEONARD, Jean Léo & PETROVIC, Marijana (2015), "Interaction pronominale des micro-aires transitionnelles poitevines /saintongeaises & Croissant", communication faite au colloque SYMILA (Toulouse, Juin 2015).
  • MIETZKE Stephan (2000) Isoglossenverschiebungen im Croissant. Von der monodimensionalen Sprachgeographie zur pluridimensionalen Mikrodialektologie, Kiel : Westensee Verlag.
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  • POTTE, Jean-Claude (1975-1992), Atlas Linguistique et ethnographique de l'Auvergne et du Limousin, Paris : Editions du CNRS.
  • QUINT Nicolas (1991) Le parler marchois de Saint-Priest-la-Feuille (Creuse), Limoges : La Clau Lemosina
  • QUINT Nicolas (1996) Grammaire du parler occitan nord-limousin marchois de Gartempe et de Saint-Sylvain-Montaigut (Creuse), Limoges : La Clau Lemosina
  • QUINT Nicolas (2002) “Le marchois: problèmes de norme aux confins occitans” in : Codification des langues de France [CAUBET Dominique, & CHAKER Salem, & SIBILLE Jean (dir.)], Paris: L’Harmattan, pp. 63-76 [actes du colloque “Les langues de France et leur codification”, Paris, Inalco, 29-31 mai 2000].
  • RONJAT Jules (1913) Essai de syntaxe des parlers provençaux modernes, Mâcon : Protat.
  • RONJAT Jules (1930-1941) Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol.
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  • SICHEL-BAZIN Rafèu (en préparation), Language contact and prosodic systems: Occitan and French (thèse préparée aux Universités Pompeu Fabra (Barcelone, Espagne) et d'Osnabrück (Allemagne).
  • TILLINGER Gabor (2013), Entre oïl, oc et francoprovençal – différences lexicales dans la zone d’interférence appelée «Croissant» d’après les atlas linguistiques de la France (thèse soutenue à l'Université de Debrecen).
  • TOURTOULON Charles de, & BRINGUIER Octavien (1876) Étude sur la limite géographique de la langue d’oc et de la langue d’oïl (avec une carte), Paris: Imprimerie Nationale.
  • VIGNAUD Jean-François & MANVILLE Michel (2007). Langue & mémoire du pays de Guéret, Guéret : Conseil Général de la Creuse.
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